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Il s'appelle Antoine de Maximy et a décidé de conquérir les Etats-Unis : ses routes à pertes de vue, ses paysages grandioses, ses mythes en cinémascope, ses villes immenses, ses communautés, ses stars hollywoodiennes, ses anonymes...
Mon avis: On craint un instant que le voyage d'Antoine de Maximy à travers l'Amérique ne soit qu'un amas de clichés qui ne feraient que conforter l'image qu'on a des Américains vus depuis la France. Et au final, on découvre une multitude de peuples, de modes de vie, de mentalités, qui nous ouvrent les yeux sur cette Amérique véritable et multiéthnique que ne nous montre pas le cinéma hollywoodien. On y croise des hispaniques, des cajuns de Louisiane, des noirs, des amérindiens, des blancs, des riches, des pauvres, des drogués, des racistes, des généreux, des allumés... Tout semble possible dans ce voyage improvisé, et les rencontres d'Antoine sont souvent étonnantes : du vieil acrobate de New York au jeune drogué de la Nouvelle-Orléans, du vétéran du Vietnam partant en prison à cette femme jetée à la rue par son fiancée, de ces jeunes navajos qui s'emmerdent aux disputes raciales dans un bus de Miami... cette galerie de portraits finit par émouvoir et nous accompagne tout au long du périple d'Antoine. Lui dont le but était de se faire inviter pour la nuit par une star d'Hollywood passera finalement sa dernière nuit sur une plage de Santa Monica avec ... un SDF. Un symbole fort de désenchantement de cette Amérique trop souvent idéalisée, et qui semble partir à la dérive, inexorablement .... Un drôle de documentaire par un drôle de zigoto, un film qui fait aussi méditer sur sa propre capacité d'accueil de l'étranger. Très bon film, donc !!!
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de Richard LaGravenese avec Hilary Swank, Gerard Butler, Lisa Kudrow
Holly et Jerry sont un couple amoureux menant une vie parfaite. A la suite de la mort soudaine de Jerry, Holly sombre dans une dépression. C'est alors qu'elle reçoit une lettre, la première d'une série de dix, rédigées par Jerry avant sa mort. Ces lettres, agencées tel un jeu de piste, lui donnent des instructions de choses à faire pour, à terme, tourner la page et enfin réapprendre à vivre.
Mon avis: C'est assez enthousiaste que j'ai regardé PS : I love you car j'en avais entendu de bonnes choses. L'intrigue est original (l'amour après la mort s'incarnant sous la forme d'un jeu de piste). Or dans le réalisation, nulle trace de nouveauté : quelques rôles habituels du genre (le bon copain, les meilleures copines éplorées...), une bande-son tire-larmes, un schéma narratif classique. Bref, pour l'inspiration novatrice, vous repasserez.. Du coup, le film a quelques longueurs sur les 2h sur lesquelles il s'étale. Néanmoins, tout n'est pas à jeter : l'interprétation, juste dans l'ensemble (Hilary Swank n'apparaît pas toujours très à l'aise, contrairement à Gerard Butler, excellent, avec ses beau yeux bleus, est très beau héhé et Lisa Kudrow pétillante). Un film dont j'ai beaucoup aimé l'histoire mais elle n'a pas été assez approfondie et a voulu trop nous faire pleurer. A voir que pour les acteurs et les magnifiques paysages Irlandais.
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de Dennis Hopper avec Dennis Hopper, Jack Nicholson, Peter Fonda.
Mon avis: LE film du nouvel Hollywood, celui qui mit un énorme coup de pied aux producteurs et ouvrit la voie à toute une génération de réalisateurs talentueux. Alors ce n'est pas le montage ni le jeu de caméras qui ont fait de Easy Rider un film culte de la génération « sexe, drogue et rock'n roll ». Le système de flash qui sert de transition entre les séquences est horrible, et fait mal aux yeux. Le seul point positif en matière de réalisation est les paysages (canyon, coucher de soleil, etc). C'est beau, mais ça n'apporte rien au scénario, strictement rien du tout. Sans un bon montage ni une bonne réalisation que reste-t-il de culte à Easy Rider ? Eh bien il ne reste pas non plus le jeu d'acteurs, qui est minimaliste: des répliques toutes petites, des discussions très bas de plafond, en résumé deux gars qui passent pour inintéressants aux yeux des communautés qu'ils rencontrent : de bons gros américains intolérants, stupides et ne connaissant que la violence. Cependant Dennis Hopper a eu le bon goût de mettre en scène des anti-héros. Des témoins neutres de la société américaine du tournant des sixties et seventies. Et donc de par sa réalisation psychédélique, ce film est le symbole d'un nouveau cinéma, âge d'or de la contre-culture et du non conformisme. Born to be wiiiiiild !
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de Randal Kleiser avec John Travolta, Olivia Newton-John, Stockard Channing...
Mon avis: Pour tout amateur de comédie musicale qui se respecte, il est difficile de passer à côté de ce chef d'œuvre du genre. Grease c'est le film de toute une génération. Grease c'est avant tout un film culte qui restitue l'innocence des Etats-Unis des années 60, l'apogée du rock'n roll, les gangs pas méchants, les filles en jupes... C'est aussi un voyage dans le temps avec les drive-in, les fast-foods... and the "grease" ou "gel" en français :P John Travolta confirme son grand talent de danseur, de chanteur et de comédien. Avec Olivia Newton-John, ils forment un couple mythique, dont les chansons phares du film sont connues de tous et dont les paroles sont sur toutes les lèvres. Le film est dynamique, parsemé de grands classiques et de chansons originales, d'amourettes, de décors kitchs, de couleurs vives et d'une bonne humeur communicative. Probablement une des meilleurs comédie musicales à mes yeux, Grease ne prend pas une ride et me procure autant de bonheur à chaque projection ! Allé tous avec moi : You're the one that I want, the one that I want .... OUH OUH OUHHH !
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de Lee Unkrich avec Woody, Buzz, M. Patate, Jessie, Dinosaure, le cochon tirelire, Ken & Barbie, Peluche Lots'O goût fraise. ...
Mon avis: J'ai grandi avec Toy story, le 1 & le 2 étaient particulièrement géniaux, je m'attendais donc à ce que le 3ème le soit aussi. Et c'est encore une énorme réussite de Pixar ! Beaucoup plus mature que ses prédécesseurs, tant sur le fond que sur la forme (2-3 jouets sont vraiment flippants), ce numéro 3 s'attaque cette fois au passage de génération, avec une nouvelle fois en toile de fond toute la symbolique du temps qui passe. Avec une foule de nouveaux personnages attachants : Ken, déjà culte :P La peluche Lots'O & un bébé flippant sorti tout droit d'un dessin de Woody Allen :P. Ceux là viennent s'ajouter aux vieux de la première époque qui n'ont pas pris une ride (Bayonne, M. Patate, Buzz et Woody, personne n'est oublié). On à le droit à un défilé de Ken en fond du "Le freak c'est chic" & Buzz qui parle espagnol. C'est drôle, et aussi émouvant. En résumé, un excellent dessin animé, que je n'ai pas vu en 3D (Je boycotte ahah). Une belle reussite.
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de Tom Dicillo avec Jim Morrison, Ray Manzarek, John Densmore, Robby Krieger & la voix de Johnny Depp.
A l'origine, il y a Les portes de la perception, le livre d'Aldous Huxley sur son expérience de la mescaline et d'autres drogues hallucinogènes. La citation de William Blake, qui lui a fourni le titre de ce livre, inspira également Jim Morrison et Ray Manzarek pour le nom du groupe - The Doors - qu'ils fondèrent en 1965 à Venice Beach avec John Densmore et Robby Krieger. Ils allaient devenir l'un des groupes les plus importants et les plus influents du rock américain.
Mon avis: Mmmm après avoir vu le film d'Oliver Stone, je l'attendais ce biopic. Un documentaire sur les Doors, en VO évidemment, ça ne pouvait que me plaire. Pari gagné. Un film inhabituel, pas d'interview fadasse des différents intéressés, une reconstruction quasi linéaire de l'histoire du groupe, avec ses temps forts et creux, sur fond de chansons du groupe parfois dans des versions inconnues, rares ou live. Une quantité astronomiques d'images d'archives inédites, la beauté du numérique, la voix hypnotique de Johnny Depp... Peu de choses que l'on apprend si l'on est déjà connaisseur, à part peut-être quelques anecdotes sur l'élaboration des albums et des éclaircissements sur les procès et les concerts sulfureux. Au final, Jim Morrison en sort grandi, mythifié, réhabilité presque. Et de superbes images, irréelles, d'un film qu'il a lui-même tourné avant sa mort. Magique, un groupe mythique.
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