de Otto Preminger
avec Robert Mithchum, Marilyn Monroe, Rory Clahoun
En 1875, Matt Calder, un ancien repris de justice veuf, vient chercher Mark, son fils âgé de neuf ans, dans un camp de chercheurs d'or. C'est Kay, une chanteuse de saloon, qui avait pris l'enfant sous son aile. Contraints de fuir les Indiens, l'homme, la jeune femme et le fils se retrouvent à descendre sur un radeau fragile une rivière quelque peu mouvementée.
Mon avis: Ce film, vieux de 55 ans, se voit et se revoit avec bonheur, même si les effets spéciaux fleurent bon le studio. Les images des Rocheuses et de la rivière sont superbes et le sens de l'histoire racontée va bien au delà des bons sentiments. Trois couples se forgent au hasard des misères et des rencontres, dans un camp de chercheurs d'or, autour de trois personnages qui apprennent à se connaître, à se respecter, pour finalement s'aimer. Tout d'abord, une chanteuse de saloon et un gamin solitaire auquel elle apporte un minimum de protection. Ensuite un père et son petit garçon (le même gamin), à qui il faudra bien rendre des comptes sur une très longue absence. Robert Mitchum est mémorable : taciturne, brut de décoffrage, d'une violence qui n'éclate que par instants, il incarne d'une façon saisissante l'homme de l'Ouest. Marylin Monroe, dont le style de jeu a incontestablement vieilli, est pourtant d'un magnétisme impressionnant. Et puis quelle voix ! Ses quatre chansons, qui rythment le film, sont bien plus que des intermèdes : de vrais moments de grâce. A voir !